jeudi 9 novembre 2017

Clairvoyance....

Origine du mot "Viracocha"(G.Benzoni, History of the New World, P.252)

Lorsque les Indiens virent les très grandes cruautés que les Espagnols commettaient partout en entrant au Pérou, non seulement ils ne voulurent pas croire que nous étions des chrétiens, enfants de Dieu, comme nous nous en vantions, mais même que nous n'étions pas nés sur cette terre, engendrés par un homme et nés d'une femme. Un animal si féroce, disaient-ils, doit être le produit de la mer - aussi nous appelèrent-ils "Viracocchie", car dans leur langue, la mer se nomme "cocchie" et l'écume "vira". Ainsi ils pensent que nous sommes une congélation de la mer et avons été nourris de son écume; que nous sommes venus pour détruire le monde, et autres choses dans lesquelles la Toute puissance de Dieu ne pourrait les détromper. Ils disent que le vent fait crouler les maisons, renverse les arbres, et que le feu les consume; mais que les "Viracocchie" dévorent tout, ils détruisent la terre elle-même, ils détournent les fleuves; ils ne sont jamais tranquilles, jamais en repos; ils se précipitent toujours tantôt d'un côté, tantôt de l'autre pour chercher l'or et l'argent; cependant ils ne s'en contentent pas et le perdent au jeu; ils font la guerre, s'entretuent, volent, blasphèment; ce sont des rénégats qui ne disent jamais la vérité et nous dépouillent de notre subsistance. C'est pourquoi les Indiens maudissent la mer qui a jeté sur leur terre des êtres si méchants et si cruels.....

dimanche 5 novembre 2017

Pas vraiment triste l'automne!

Invitant le voisin à l'est...

un petit pichet, deux mesures de vin
une natte neuve, un lit de six pieds
peut-être pourrais-tu venir passer la nuit à converser avec moi
au bord de l'étang, bientôt la fraîcheur de l'automne.

Po Chu-yi (772-846)

samedi 4 novembre 2017

Automne

Les sanglots longs des violons de l'automne
Bercent mon coeur d'une langueur monotone.
Tout suffocant et blême quand sonne l'heure,
Je me souviens des jours anciens et je pleure
Et je m'en vais au vent mauvais qui m'emporte
Deçà, delà, pareil à la feuille morte.

Paul Verlaine, Poèmes saturniens, 1866.

lundi 25 septembre 2017

Pilule ou pas pilule?

Nouvel Obs cette semaine…
Les jeunes femmes qui ne veulent plus de la pilule au motif que c’est chimique et qu’il y a des méthodes naturelles…..
Première réaction : Non mais ! Ca va pas ? On les connaît les méthodes naturelles et leur efficacité qui nous a menées à nous battre  pour la méthode chimique certes, mais au moins efficace. Avoir tant lutté pour la contraception d’abord, l’IVG ensuite… ces écervelées n’ont pas connu nos angoisses à nous qui avons vécu le temps d’avant…
Et puis, à la réflexion… Les mœurs et les mentalités ont tellement évolué en un demi-siècle, grâce à nos combats c’est certain, mais nous vivons un temps où une grossesse hors couple – voyez, je ne dis même plus hors mariage- n’est plus l’indignité absolue qui stigmatisait la « fille-mère », la honte et la réprobation de toute une famille, un enfant que parfois il fallait cacher, faire passer pour un petit frère ou une petite sœur.
Les jeunes femmes d’aujourd’hui s’assument, ont des professions alors au fond, pourquoi tant de précautions ? Si la prise de température a ses failles, une femme peut accepter d’élever seule un enfant si le géniteur est défaillant. Leurs mères (nous autres) une fois le choc passé de se faire appeler Mémé , nous qui avons oublié de vieillir, ne les jugeront pas , prendrons le relais les mercredi et quand des obligations professionnelles l’exigeront.
Alors oui, deux générations plus tôt c’était la honte ; désormais c’est tout au plus une contrariété et plus souvent une joie. Et puis le géniteur n’est pas toujours défaillant.
Aussi effectivement, pourquoi se médicamenter ? D’autant plus que si j’ai bien lu jusqu’au bout, il existe des applis sur smartphones qui évitent les erreurs de calcul.

Le progrès passe souvent par des chemins imprévus !

mardi 19 septembre 2017

Mal aux pieds

Le Nouvel Obs de cette semaine nous apprend que des femmes adultes, ayant des jobs à responsabilités, des femmes qui, pour une main au cul (c’est grossier mais ça n’a jamais estropié personne, j’en ai fait l’expérience) pour une main au cul iraient porter plainte pour harcellement sexuel, ces femmes tremblent devant des directions qui leur imposent le port d’escarpins pointus à talons aiguille vertigineux. Des souliers qui eux mutilent les pieds, déforment la colonne vertébrale car, quand on a mal aux pieds on marche mal, on se tient mal et le squelette en prend un coup et pas seulement les pieds. Aux pieds l’hallux valgus qui empêche définitivement de se chausser correctement et plus haut  scolioses, lordoses, maux de dos de nuque de tête, arthrose qui s’installe etc… Voilà à quoi on s’expose quand on se chausse mal.
C’est une torture assez semblable à celle qu’on imposait aux femmes chinoises il n’y a pas si longtemps.
Le port de talons plats serait cause de licenciements. De quel droit les directions se posent-elles en arbitre des élégances ? Une femme au travail se devrait d’être sexy ? Il ne suffirait pas qu’elle soit seulement compétente ? Des talons trop haut, des jupes trop courtes qui laissent voir une articulation souvent disgracieuse (le genou ) est-ce vraiment le comble du bon goût.
Dans le même article un podologue affirme qu’au-dessus de 4 cm le talons sont problématiques. Il n’a pas tort mais pour avoir pendant plusieurs décennies vendu des escarpins réputés confortables autant qu’élégants  je me permets d’offrir une alternative satisfaisante. On peut porter dans une entreprise, dans des salons et toute une journée des talons de 7 cm pourvu que le soulier ait une bonne cambrure  et que le talon soit d’une finesse raisonnable. Evidemment, en terrain accidenté les choses se compliquent.

En fait le seul talon qui soit à la fois gracieux et confortable, c’est le talon « bottier » de 5 ou 6 cm. Il n’est hélas pas à la mode ces temps-ci et c’est dommage ! Mesdames et messieurs les Dictateurs de la Mode, par pitié, rendez-nous le « talon bottier » !

jeudi 17 août 2017

Les livres ou la caisse?

Le décor: un abribus scolaire au croisement de deux rues dans un hameau de vingt maisons à peu près…
Cet abribus est momentanément hors service pour cause de plus d’enfants d’âge scolaire dans le secteur. Une habitante un peu rêveuse se dit que voilà l’endroit idéal pour un dépôt de livres et revues en liberté qu’elle dépose dans une belle caisse de rangement en plastique.
Initiative couronnée d’un succès à peu près nul… On change néanmoins les livres plus ou moins régulièrement et en fait le découragement gagne et le moins finit par gagner sur le plus…
…. Jusqu’à ce matin où l’on découvre, que la caisse est partie et que les livres sont restés !
Constat : ce qui est le plus utile à nos concitoyens, ce n’est pas la culture, c’est une caisse de rangement !


jeudi 3 août 2017

La vie trépidante de Merlin, chat à fonction essentiellement décorative


Hier matin, Merlin est entré en conflit avec deux paires de bottes en caoutchouc qui tentaient de lui interdire l’accès de l’arrière d’un coffre derrière lequel une souris s’était réfugiée.
Ce chat n’avait d’autre intention que de récupérer un jouet qu’il s’était donné le mal d’attraper et avec lequel il n’avait pas fini de s’amuser.
Connaissant depuis longtemps la façon dont les chats usent de leurs jouets et n’ayant aucun goût pour les divertissements cruels,  j’ai jugé préférable de m’éloigner…
Un peu plus tard, j’ai été informée que la souris ne voulait plus jouer. Merlin pour sa part se remettait sur des coussins de cet exercice épuisant.
La souris gisait sur le tapis, mâchouillée, immobile, le poil collé ; il ne me restait plus qu’à procéder aux funérailles. La bestiole n’était pas couchée sur le flanc mais sur le ventre ; je l’ai néanmoins prise par la queue pour la déposer dans la cheminée et là… surprise ! Elle bougeait encore ; faiblement mais elle bougeait.
Alors, la tenant toujours par la queue, je l’ai abritée dans la jardinière qui se trouve près de la porte ; assez haut pour que ni chien ni chat ne puissent la trouver…
Quelques heures plus tard… plus de souris !

Ma journée a été toute embellie à l’idée d’avoir sauvé la vie à une petite souris… qui ne va pas manquer de dévorer pulls et livres pendant l’hiver….